Ils l’ont lancé mardi.
Vendredi, il n’y en avait plus.
Meta a décidé de mettre de côté la fonctionnalité “Muse Image”, admettant que la réaction du public était négative. L’outil permettait aux utilisateurs de transmettre des photos de profils Instagram publics à l’IA générative pour les éditer. Ces photos étaient également disponibles par défaut à cet effet. Il fallait chercher le réglage pour le désactiver. Ou rendez l’intégralité de votre compte privé. La plupart des gens ont simplement gardé leurs photos publiques et n’y ont pas regardé à deux fois.
Le résultat ? Chaos.
Les célébrités n’ont pas attendu. Hannah Einbinder a pris la parole. La Screen Actors Guild a demandé à ses membres de désactiver cette fonctionnalité. Ils voulaient protéger leur image. La déclaration de Meta indiquait leur intention de proposer un outil créatif. Ils prétendent avoir donné le contrôle aux utilisateurs.
“Nous avons entendu des retours selon lesquels cette fonctionnalité manquait la cible”
Ce n’était pas subtil. C’était imprudent.
Ce n’est pas la première fois que les entreprises d’IA s’y opposent. Les maisons de disques poursuivent les générateurs de musique en justice. Les studios se battent pour les droits de clonage de voix. Mais Meta a réussi à déclencher toutes les alarmes en même temps. Ils ont fait de l’opt-in un opt-out. Ils ont ignoré la vie privée jusqu’à ce que la réaction se fasse sentir fort et rapidement.
Vont-ils recommencer ?
Probablement. Ces outils ne font que s’améliorer. Ils pénètrent plus profondément dans nos vies. On attend la prochaine bataille sur le droit à l’image. Celui-ci s’est terminé par un gémissement, pas par un bang. Meta a fait marche arrière.
Ça fait du bien, non ?
Peut être. Pour l’instant.































